Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2009

Madame de Sévigné ou la Dame au nez carré

« Le cœur n’a pas de rides »

MME DE SEVIGNE 4.gif

Elle n’était pas normande d’origine mais aimait notre province, particulièrement la ville de Caen où elle séjourna en 1689 et dont elle disait ceci « Ce pays est très beau et Caen est la plus jolie ville, la plus avenante, la plus gaie, la mieux située, les plus belles rues, les plus beaux bâtiments, les plus belles églises ; des prairies, des promenades, et enfin la source de tous nos plus beaux esprits : j’en suis charmée. »

Petite-fille de Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation avec François de Sales, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal nait à Paris en 1626 dans l’Hôtel de Coulanges construit par son grand-père Place Royale, aujourd’hui Place des Vosges.  

Le Baron de Chantal, son père, s’est fait tué dans l’Ile de Ré en combattant les Anglais, le 22 juillet 1627. Quant à sa mère, Madame de Chantal, elle meurt en 1633.

Recueillie par sa famille maternelle, Marie reçoit une éducation essentiellement littéraire, apprenant le latin, l’espagnol et l’italien.

MME DE SEVIGNE 2.jpg

Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné - Portrait de Lefevre - Musée Carnavalet

Très blonde, très blanche, très séduisante avec des yeux bleus pétillants de gaieté et son fameux nez carré, elle est aussi un excellent parti à la tête de 100 000 écus !

Le 4 août 1644, elle épouse à 18 ans le marquis Henri de Sévigné dont elle aura deux enfants, Françoise-Marguerite née en 1646 et Charles né en 1648. Issu d’une vieille noblesse bretonne, propriétaire du château des Rochers, le marquis, de trois ans son aîné, est un séducteur, ce qui lui coûtera la vie. Le 4 février 1651, place Royale, le chevalier d’Albret et le marquis de Sévigné croisent le fer, tous deux amoureux de la même femme, Madame de Gondran… Henri de Sévigné s’écroule mortellement blessé. On le transporte chez lui où il succombe le lendemain. On plaint beaucoup sa jeune femme qu’il laisse veuve si tragiquement, après avoir fait éclater sur la place publique un scandale adultère.

Si la marquise pleure, elle se console très vite. A 25 ans, ravissante, intelligente, férocement spirituelle et libre, cette divine précieuse fait tourner les têtes. Pourtant, les jeux de l’esprit l’amusant davantage que les jeux de l’alcôve, elle décide de se consacrer exclusivement à sa vie mondaine et à l’éducation de ses enfants.

grignan.jpg

Le Village de Grignan (Drôme)

Sa fille Françoise-Marguerite épouse le 27 janvier 1669 François d’Adhémar, Comte de Grignan, vieux, laid et déjà deux fois veuf, qui l’emmène en Provence où sa carrière de Lieutenant-Général l’appelle. Quand, le 6 février 1671, Madame de Sévigné écrit à la jeune comtesse qui l’a quittée deux jours plus tôt,  sait-elle que cette lettre sera la première d’une très longue série ? Car elle va ainsi lui écrire trois ou quatre fois par semaine pendant 30 ans !

Au total, la Marquise adressera plus de 1500 lettres, principalement à ses enfants, narrant les faits, potins et commérages de la cour et des salons parisiens. Son sens de l’observation et son don de portraitiste mordante feront d’elle un témoin précieux de son siècle.

MME DE SEVIGNE.JPG

Acte de décès de Madame la Marquise de Sévigné - Extrait du registre paroissial de Grignan

(film 1MI108/R5 - 1692-1730)

La marquise décède à Grignan, le 17 avril 1696 atteinte de la petite vérole. Elle y était venue soigner sa fille malade.

grignan2.jpg

En 1793, sa tombe, située sous une dalle de marbre blanc dans la Collégiale Saint-Sauveur de Grignan, aurait été violée par « La Société Populaire de Grignan ». Un notaire aurait prélevé une côte, un maçon une mèche de cheveux pour l'enfermer dans un médaillon et un juge lui aurait prit une dent pour en faire une bague…

Commentaires

Le dernier alinea de votre article(rédigé au conditionnel) m'intéresse, mais les sources ne sont pas précisées.
Je lis d'autre part dans le N° 50 de la Nouvelle Revue d'Histoire, p.4, confirmation du viol de la sépulture de la marquise, et la précision suivante , que je vous livre : "... le cadavre de la malheureuse marquise étant décapité, un phrénoloque (...) fit scier son crâne en deux, et l'envoya à Paris pour qu'il soit examiné par les "savants" d'alors...On n' a jamais su ce qu' il en était advenu !...."
Malheureusement, ici encore, pas de précision sur les sources. Mais peut-être ceci vous intéressera-t-il cependant. Pour ma part, je serais friand de votre réaction à ma communication, et de toutes précision que vous me donneriez sur les sources. Merci

Écrit par : Jean- Pierre Gastaud | 14/10/2010

Bonjour, En effet, le conditionnel est de rigueur ! Ce renseignement figure notamment sur la page http://www.evene.fr/celebre/biographie/madame-de-sevigne-223.php. Il me semble me rappeler que je l'ai relevé également dans un autre ouvrage lors de mes recherches, mais hélàs, je n'ai pas conservé ces documents de travail. Cordialement à vous.

Écrit par : Cathy | 15/10/2010

Merci, pour cet article.

Écrit par : Alexandra | 17/10/2010

Bonjour,
La délicieuse bavarde qu'est Mad de Sévigné, m'a toujours intéressé,
son écriture précieuse er impeccable, aurait été très appréciée de
Vaugelas.
Je trouve que Gédéon Talmant des Réaux, qui a voulu lui aussi écrire sur
la vie intime et publique de toutes les personnes vivants a la Cour d'Henri IV
( et autres) est plus attiré par tous les "potins", les historiettes, et les cancans
des coucheries de tous ces oisifs vivants en sattelites autour du Roi.
De plus son écriture n'a absolument rien a voir, a la délicatesse et aux "belles
lettres) de notre délicate Marquise aux yeux bleus.
Très cordialement.
Jean-Lou

Écrit par : Jean-lou | 05/02/2011

Bonjour,j'ai 14 ans,et un membre de ma famille (un moine qui avait accées aux registres de familles et déces) auraient fait notre arbre généalogique et aurais découvert que nous serions la déscendance de Madame de Sévigne.Malheureusement,le document le prouvant a été brûlé il y a quelques années et je voudrais savoir si c'est vrai,comment faire pour le découvrir,et,si cela s'avère vrai que faire?

Écrit par : maureen | 19/06/2011

Bonsoir Maureen,
Est-ce vrai ? Je ne peux malheureusement pas vous répondre. Pour le savoir, il faut reconstituer votre arbre généalogique. Vous pourriez peut être vous faire aider d'une association locale : les clubs de généalogie sont nombreux et tous ont un site en ligne. Bon courage et amitiés.

Écrit par : Cathy | 19/06/2011

Bonjour Cathy,
Oui,tout ceci est vrai,du moins je le pense.Je vous remercie d'avoir repondu à mon message et vais faire le necessaire.Si il y a du nouveau je vous enverrais un message
Mes amitié et un grand merci.

Écrit par : Maureen | 27/06/2011

Mme de Sévigné avait les yeux vairons dit on,qu 'en pensez vous ?
(Bleu et marron) Les portraits la concernant ne le font pas appararaître.
merci de me dire si cela est vrai.

Écrit par : rivory | 30/06/2011

Bonjour,
Lors d'un récent passage au Musée Carnavalet, malgré mes recherches et mes questions auprès du personnel, je n'ai pas retrouvé cet adorable tableau de Lefevre, représentant Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné, alors qu'elle est très jeune.
Savez-vous s'il y est toujours, ou aurait-il "migré" dans un autre musée ?
Merci de votre réponse !
Bien cordialement.

Écrit par : Françoise | 20/12/2011

Je vous félicite pour votre article. c'est un vrai œuvre d'écriture. Continuez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Je vous approuve pour votre recherche. c'est un vrai charge d'écriture. Poursuivez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Les commentaires sont fermés.