Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/10/2009

Désiré Bénard, Boucher au Mesnil-Esnard

Désiré Bénard, mon aïeul (sosa 28) est né à Boos (Seine-Maritime), au domicile de ses parents, le 30 décembre 1820, sous le règne du Roi Louis XVIII.

DESIRE BENARD 2.JPG

Désiré Bénard (1820-1895)

 

Comme son père, il sera boucher et, après son mariage avec Catherine DESMARE, le 20 avril 1846 (acte ci-dessous), il s’installera à Mesnil-Esnard (Seine-Maritime) où il tiendra boutique dans la rue principale.

 

 

.X BENARD DESMARES.JPG

X BENARD DESMARES 2.JPG

Le métier de boucher est l’un des plus anciens des métiers de l’alimentation et sûrement aussi l’un de ceux qui fut le plus souvent règlementé.

Longtemps, la consommation de viande de boucherie sera un phénomène largement urbain Car, en campagne, pour se procurer de la viande, on tue sa propre poule ou son cochon ou bien encore on se passe de viande !…  Alors qu’en ville, on s’approvisionne chez le boucher, artisan chargé de la préparation et de la vente de la viande.

Le mot « boucher » trouve son origine peut-être de l’activité marchande qu’exerce une personne à vendre de la viande de bouc, mais plus vraisemblablement dans le mot « bouche ».

Ce métier a longtemps été exercé par un tout petit nombre de personnes voire par quelques familles seulement. Sous l’Ancien Régime, on ne recensait à Paris qu’une vingtaine de familles de Bouchers. C’était aussi un des plus riches métiers des villes. La fortune moyenne d’un marchand boucher était deux fois plus importante que celle d’un maître boulanger !

Maintes fois réorganisée, la corporation des bouchers est également l’une des plus anciennes de France pour avoir vu le jour à l’époque gallo-romaine.

C’est en  1791 que les privilèges corporatifs furent abolis, permettant ainsi à tout citoyen d’exercer le métier et de posséder un étal. Et jusqu’à la Révolution, si les grandes villes possédaient une tuerie, lieu spécifique où l’on tuait les animaux, dans les villes plus petites, l’abattage se faisait soit dans la cour même de la boutique, soit tout simplement dans la rue, d’où ces rues des bouchers ou de la boucherie qui subsistent encore de nos jours, comme à Rouen la Rue des Boucheries-Saint-Ouen. Les animaux étaient assommés à l’aide d’une massue puis égorgés au couteau. Le choix des viandes proposées à la vente augmenta au fil du temps : bœuf, mouton, porc, brebis, chèvre, veau, volaille… mais aussi du poisson, pendant la période de carême. Le boucher préparait et commercialisait aussi bien entendu les abats (cœur et foie), mais aussi des sous-produits comme le cuir pour la confection de chaussures, selles ou harnais, les suifs pour la fabrication des chandelles, la laine, les os et même la corne. 

Les maires furent dès lors chargés de la surveillance des boucheries, de la qualité de la viande et des prix pratiqués. Du fait des risques sanitaires liés au traitement de la viande, sa production, depuis l’achat du bétail jusqu’à la vente, était jusqu’à là contrôlée par la corporation des bouchers. Puis, à partir du XVIIe siècle, c’est la police qui eut en charge la surveillance des maladies éventuelles du bétail et l’inspection de la qualité des viandes vendues. La viande rouge devait être consommée immédiatement après l’abattage. En cas de marchandise exposée trop longtemps sur les étals, la viande, saisie publiquement, était brûlée. Mais les moyens de la police pour règlementer avec efficacité la salubrité des viandes étaient limités et les règles d’hygiène difficiles à faire respecter.

BOUCHER.JPG

"Le boucher" - F. Bonvin (1817-1887) - Musée des Beaux-Arts de Reims

On doit à Napoléon, en 1811, la création d’abattoirs municipaux, loin du centre des agglomérations, avec tout-à-l’égout. L’arrivée d’un tel abattoir sur une commune entraine l’interdiction des tueries sur son territoire à l’exception de l’abattage des porcs. 

MESNIL ESNARD.JPG

La commune de Mesnil-Esnard, Rue Principale au début du XXe siècle
Désiré et son épouse eurent ensemble 11 enfants. Mon aïeul, Albert Bénard (sosa 14) était l'avant-dernier de cette fratrie. Désiré décèda à son domicile, âgé de 75 ans, le 21 février 1895, déjà veuf depuis 16 ans. Il vivait de ses rentes...

 

Les commentaires sont fermés.