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31/03/2010

Jean Pierre Blanchard, un normand bricoleur de génie !

 Il est né le 4 juillet 1753 au Petit-Andely (aujourd’hui Les Andelys), dans le département de l’Eure.

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Acte de baptême de Jean Pierre Blanchard, le 4 juillet 1753 au Petit-Andely (Eure)

Simple fils d’ouvrier, autodidacte, ingénieux et inventif, il montre très tôt un goût développé pour la mécanique.

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Bien qu’il commence sa vie professionnelle comme tourneur, il construit des automates et conçoit même une voiture à pédale. Plus tard, il met au point une machine hydraulique pour alimenter Château Gaillard (situé sur la commune des Andelys) en eau, expérience renouvelée à Vernon puis à Grenoble.

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Vue de Château-Gaillard (Les Andelys - Eure)

Mais, c’est la conquête des airs qui le passionne ! Il travaille à un « vaisseau volant ayant la forme d’un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail ». Il organise une démonstration publique le 5 mai 1782 mais ne pourra décoller.

Suivant l’exemple des frères Montgolfier, qui, l’année précédente, ont fait voler deux passagers dans un ballon gonflé à l’air chaud, il construit un ballon gonflé cette fois à l’hydrogène, muni d’une hélice et de rames en plumes mues à la force des bras. C’est le 2 mars 1784 que la foule rassemblée sur le Champ de Mars à Paris assiste à l’ascension de cet aérostat habité de 27 pieds de diamètre. Poussé par le vent, le ballon franchit la Seine et revient se poser rue de Sèvres.

Quelques mois plus tard, le 7 janvier 1785, et pour la première fois, accompagné de son ami et mécène américain, John Jeffries, Blanchard traverse la Manche de Douvres à  Guines, à bord de son ballon gonflé à l’hydrogène. Au cours de cette traversée, accomplie en 2 heures 25 minutes, les deux aérostiers vont cependant devoir jeter par-dessus bord tout ce dont ils disposent, y compris une partie de leurs vêtements, pour réussir à se maintenir en altitude et atteindre leur destination finale.

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Cet exploit a un retentissement dans toute l’Europe. La même année, Blanchard réussit la démonstration d’une descente d’un parachute soutenant un animal.  Il se rend alors dans de nombreux pays faire des démonstrations de vol en ballon. C’est au cours de l’une d’elles, à Philadelphie aux Etats-Unis, en 1793, que son fils trouvera la mort. Lui-même, en 1808, lors de sa 66ème ascension, au château de Blois près de la Haye, est frappé d’apoplexie et, hors d’état d’entretenir le feu de son fourneau, tombe de plus de soixante pieds de hauteur. Il reçoit de Louis Bonaparte, roi de Hollande, tous les secours qu’exige sa position. Il est transporté en France, à Paris, où il meurt des suites de ses blessures, le 7 mars 1809. Sa seconde femme, Madeleine Sophie Armant, qui l’accompagne depuis 1805, poursuit les présentations de vol libre. Elle y laisse également la vie à Paris le 6 juillet 1819, son ballon s’étant enflammé.

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Décès de Mme Blanchard

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