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01/06/2009

Charlotte CORDAY, une normande de caractère !

Son nom est associé à tout jamais à celui de Marat. Charlotte CORDAY, née Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont, le 27 juillet 1768 à Saint-Saturnin-des-Ligneries (aujourd’hui sur le territoire de la commune d’Ecorches), petit village de l’Orne, situé près de Vimoutiers dans le pays d’Auge, a été baptisée le lendemain de sa naissance dans l’église de sa paroisse.

 

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Acte de baptème " Ce vingt huit juillet mil sept cent soixante huit par nous soussigné curé, a été baptisée Marie Anne Charlotte fille légitime née d'hier du légitime mariage de Messire Jacques François Corday, Ecuyer, sieur d'Armont et de Noble Dame Marie Charlotte Jacqueline de Gautier , son épouse. Le Parrain Messire Jean Baptiste Alexis de Gaultier... et la marraine Noble Dame Françoise Marie Anne Le Vaillant de Corday"

 

Troisième enfant d’un gentilhomme normand, Jacques François de Corday d’Armont, ancien lieutenant aux armées du roi et de Charlotte Marie Jacqueline de Gautier des Authieux de Mesnival, elle est aussi une arrière descendante de Pierre Corneille.

Noble et désargentée, la famille vit entassée dans cette petite maison.

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Elevée à l’abbaye aux Dames de Caen après la mort de sa mère de 1782 à 1791, elle y bénéficie d’une éducation soignée, d’une instruction supérieure à celle des jeunes filles de son temps, lit Rousseau et s’enthousiasme pour les idées nouvelles.

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« Charlotte avait des idées arrêtées et absolues » dira d’elle plus tard l’un de ses parents. Jeune fille de conviction, elle défend ses idées envers et contre tous. Elle s’intéresse à la politique et en discute avec fougue. Début septembre 1792, après l’incarcération de Louis XVI au temple, elle apprend avec indignation que les derniers serviteurs du roi, répartis dans les prisons de Paris, ont été exécutés sommairement et que le député Jean Paul Marat, dans sa feuille ultra-démagogique « L’ami du peuple » se félicite de ces massacres auxquels il a lui-même participé. Indignée par ce comportement qui symbolise à ses yeux l’injustice et le mensonge, le jacobin « massacreur de septembre » devient sa cible.

Le 9 juillet 1793, elle part pour Paris et se rend au domicile de Marat, 20, rue des Cordeliers. Elle dit apporter des nouvelles du Calvados. Marat est dans son bain. Il l’a laisse entrer. Elle le frappe d’un coup de couteau dans la gorge.

Arrêtée, transférée à la Conciergerie, elle écrit le 16 juillet, veille de son jugement et de son exécution, une dernière lettre à son père.

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« Pardonnez-moi, mon cher papa, d’avoir disposé de mon existence sans votre permission. J’ai vengé bien d’innocentes victimes, j’ai prévenu bien d’autres désastres. Le peuple, un jour désabusé, se réjouira d’être délivré d’un tyran. .. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m’oublier, ou plutôt de vous réjouir de mon sort, la cause en est belle… N’oubliez pas ce vers de Corneille « Le Crime fait la honte, et non pas l’échafaud ! »

Elle est guillotinée le 29 messidor an I (17 juillet 1793), place de la Révolution à Paris. Elle a 24 ans.

Commentaires

On ne dis pas les etudes quelles a fait :(

Écrit par : ;)lilia | 03/02/2012

Je vous félicite pour votre recherche. c'est un vrai boulot d'écriture. Développez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Je vous approuve pour votre critique. c'est un vrai état d'écriture. Développez .

Écrit par : invité | 12/08/2014

Les commentaires sont fermés.