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07/04/2009

De Saint-Louis ou de Charlemagne ?

Tous les guides pratiques de généalogie citent la fameuse maxime de La Bruyère selon laquelle « tout homme descend à la fois d’un roi et d’un pendu ». C’est évidemment une image. En fait, par roi et pendu, il faut entendre puissant et marginal. A la place du roi, on trouve plus souvent un seigneur local, et à celle du pendu, un indigent ou quelque galérien.

Nous avons des milliards d’ancêtres, du moins en théorie, soit quelque 134 millions d’aïeux contemporains de Saint-Louis et quelque 16 000 milliards contemporains de Charlemagne !

CHARLEMAGNE.jpg

  Charlemagne, mosaïque de la Cathédrale de' Strasbourg

Mathématiquement, cela nous donne 1 chance sur 10 de descendre du premier et 9 chances sur 10 du second ! Le tout, bien sûr, étant, en généalogie, de parvenir à le prouver !

Et en la matière, nous ne sommes pas tous à égalité. Ceux directement issus de familles nobles ont évidemment beaucoup plus de chances d’établir ce genre de filiation et cela sans trop de difficultés.

Pour les autres, il faut savoir qu’il n’y a pas vraiment de méthode, se répéter que le hasard reste le maître du jeu et se rappeler que la qualité principale  du chercheur est de ne rien jamais négliger !

Bien entendu, plus on a identifié d’ancêtres, plus on a de chances de trouver, parmi eux, celui qui ouvrira la porte à une ascendance royale.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que la plupart des filiations de ce type passent le plus souvent par une branche ayant connu une régression sociale. Nos ancêtres n’avaient souvent que des fortunes fragiles, essentiellement mobilières, que maintes circonstances pouvaient à tout instant compromettre comme la mort prématurée du père, une mauvaise gestion, des vices et défauts tels que l’oisiveté, l’alcoolisme, le goût du jeu et des dépenses… ce qui entraînait en une ou deux générations la chute du statut social.

Dès que l’on repère ce phénomène dans sa généalogie, dès qu’émerge une famille noble ou d’apparence noble, non seulement avec le port de noms de terres mais avec des alliances et parentés dans ce même milieu, il faut s’attacher à l’étudier le plus loin possible. Pour ce faire, la consultation d’ouvrages nobiliaires et armoriaux locaux, régionaux et nationaux* en bibliothèque est des plus précieuses.

Avec du courage et surtout beaucoup de chance, on peut ainsi espérer remonter à Saint-Louis, voire beaucoup plus loin et pourquoi pas jusqu’à Ramsès II ! N’est-ce pas la difficulté qui donne tout le sel à la recherche ?

 

Saint-Louis.jpg

Le roi Saint-Louis

 

*PRINCIPALES SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

(Extrait du n°154 de la R.F.G. d’Oct-Nov. 2004)

-       Père Anselme : Histoire généalogique et chronologique de la Maison de France et des Grands officiers de la Couronne (9 volumes + supplément de 3 volumes)

-        D’Hozier : Armorial général de France (13 volumes)

-        La Chenaye-Desbois : Dictionnaire généalogique des familles nobles en France

-      Gustave Chaix d’Est-Ange : Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables

-        Albert Révérend : Titres et confirmations de titres (8 volumes)

-        Baron de Woëlmont : Notices généalogiques (8 volumes)

-        Jougla de Morenas : Grand Armorial de France (6 volumes)

-        Nicolas V. de Saint-Allais : Nobiliaire universel de France (2 volumes)

-        Abbé Jacques Dupont : Les cahiers de Saint-Louis

-        Jacques Saillot : Le sang de Charlemagne

-        Frédéric Gunst-Horn : La descendance capétienne.

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