Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/03/2009

Armand LE BRET, Charpentier

Armand LE BRET*, mon aïeul** (sosa 60) exerçait à Boos (Seine-Maritime), au début du XIXe siècle, la profession de Charpentier.

C’est dans cette commune du plateau est de Rouen qu’il est né le 17 brumaire an VI (7 novembre 1797), sous le Directoire.

Et c’est aussi dans cette commune qu’il se maria, le 28 octobre 1828, sous le règne du Roi Charles X, avec Marie Céleste LEGENDRE. Elle a 19 ans et est toilière.

EGLISE BOOS.JPG

Le métier de charpentier remonte à la nuit des temps : Joseph n’était-il pas Charpentier à Nazareth ? Et à ce titre, il est le saint patron de tous les charpentiers.

 

CHARPENTIER - ENC DIDEROT.jpg

 

Le mot « charpentier » vient du latin « carpentarius » qui signifie « charron ». En 1268, dans son Livre des métiers, Etienne Boileau réunit sous le titre unique de charpentier tous ceux qui « euvrent du trenchent en merrien », c’est-à-dire qui travaillent le bois avec des outils. Ce titre comprenait donc les couvreurs, les tourneurs, les charrons, les charretiers, etc… On distinguait cependant les charpentiers de « grande cognée » (pour les charpentes, les constructions à pans de bois, les planchers) des charpentiers de « petite cognée » ou menuisiers (qui produisaient des coffres, des bancs,….) Puis, à partir du XIIIe siècle,  la corporation s’est éclatée et a donné naissance à une pluralité de métiers ayant chacun leur indépendance.

Les charpentiers sont parmi les artisans les plus appréciés en France. Ils occupent une place fondamentale au sein de la société dans laquelle ils ont su se rendre indispensables.

A cette époque, la construction est en général effectuée sur le lieu du chantier. Le charpentier trace le dessin de la charpente au sol.

Les charpentiers ont réussi à transmettre leur savoir-faire tout au long des siècles grâce à la "science du trait". Le trait est la géométrie graphique du compagnonnage. Il permet de décrire sur un seul plan à l’aide de lignes et de courbes, sans utiliser aucun chiffre, nombre ou équation, les volumes et leurs interprétations dans l’espace. Cette géométrie d’un genre particulier puise ses sources dans la géométrie d’Euclide. Le trait fut perfectionné au XIIe siècle par les moines de l’abbaye de Cîteaux. Sous l’influence de Saint-Bernard, ils tirèrent de l’observation de la nature et de l’espace les lois des volumes en pénétration, qui constituent la « science du trait » et qui est à l’origine de tous les chefs-d’œuvre des charpentiers. Il a permis des réalisations époustouflantes par leur audace et leur légèreté. Le trait a été un outil de communication qui a permis de transmettre, au-delà des barrières de la langue et des générations, la vision des bâtisseurs de cathédrales et les savoir-faire pour réaliser les ouvrages que nous admirons encore de nos jours.

Ensuite, le charpentier choisit ses bois, les repère, les trace et les façonne. Il utilise les meilleurs d’entre eux : le chêne, le roi des arbres, et le châtaignier, le préféré, celui dans lequel on ne trouve ni ver ni araignée, mais aussi l’orme et le sapin, beaucoup moins chers. Le levage constitue une phase importante et périlleuse du travail du charpentier. Il demande force et précision. Une fois le bois monté, il ne reste plus qu’à procéder à l’assemblage. Tel un acrobate, à cheval sur les échafaudages, le charpentier assemble les grosses poutres de bois qui forme l’ossature de l’édifice.

Des deux enfants du couple, seul leur fils Alfred survivra. Comme son père, il deviendra charpentier.

Armand LE BRET décède à Boos, le 2 avril 1865, âgé de 67 ans.  Sa femme s’éteindra 10 ans plus tard. A son décès, elle vivait « de ses rentes »., ce qui, pour l'époque, était synonyme d'une certaine aisance financière.

DECES LE BRET A..JPG

 

 

* Le patronyme « Le Bret » est un diminutif de « Le Breton ».

 

**Schéma de descendance simplifié : Armand LE BRET (sosa 60), Charpentier – (1797-1865) → Alfred LE BRET (sosa 30), Charpentier – (1832-1892) → Héloïse LE BRET (sosa 15) Couturière (1864-1935) x Albert BENARD (sosa 14), Cultivateur-Domestique-Journalier (1861-1951), → Blanche BENARD (1902-1977), ma grand-mère.

 

Biblio. : « 5 métiers du bois – XVIIe – XIXe s. – La revue française de généalogie - HS

Commentaires

Je vous félicite pour votre recherche. c'est un vrai œuvre d'écriture. Continuez .

Écrit par : MichelB | 13/08/2014

Les commentaires sont fermés.