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27/02/2009

Pierre MORIN, Fabricant de chocolat

Pierre MORIN, notre aïeul (sosa 216) exerce le métier de « Fabricant de chocolat ». Il s’est installé pour cela à ROUEN, paroisse Saint-Maclou, rue Porche-Fourré (actuellement rue des Arpents). Originaire de Berville-en-Roumois dans l’Eure, il n’est dans notre bonne ville de Rouen que depuis environ 6 ans quand il épouse, le 25 septembre 1781 en l’église Saint-Maclou, Marie de Manneville, elle-même de cette paroisse.

Le roi Louis XVI est encore sur son trône. Necker vient de révéler à l'opinion dans son "Compte rendu au roi sur les finances de la nation" le poids disproportionné des dépenses de la cour. Pour endiguer le déficit, sa majesté fait un recours incessant aux emprunts et augmente les impôts indirects, notamment sur le tabac, ce qui entraîne une montée des mécontentements.

 

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Acte de bâptème de Pierre Dominique MORIN (sosa 108), fils de Pierre,  né le 30 août 1784 et bâptisé en l'église Saint-Maclou le 1er septembre suivant. 

Découvert en 1502 par Christophe Colomb lors d’une escale au Nicaragua, le commerce du cacao commence à se développer vers 1585 sur la péninsule Ibérique.

Nous devons à Anne d’Autriche, princesse espagnole, fille de Philippe II d’Espagne, et à son union royale avec Louis XIII, d’avoir introduit le chocolat en France en 1615 dans sa corbeille de noces. 

Sous l’Ancien Régime, le chocolat était une denrée de luxe fort chère. Alexandre DUMAS (1802-1870) raconte dans son Grand Dictionnaire de la Cuisine que l’usage du chocolat au début du XVIIème siècle « devint promptement populaire ; les femmes et surtout les moines se jetèrent sur cette boisson nouvelle et aromatique avec un grand empressement, et le chocolat fut bientôt à la mode. »

Car c’est d’abord sous forme liquide que le chocolat va conquérir le palais des Européens, la tablette est une création britannique datant de 1830 !

Cette boisson chocolatée est très appréciée des élites qui lui attribuent des vertus médicinales. Madame de Sévigné (1626-1696) écrit à ce sujet à sa fille, Madame de Grignan, qu’il n’y a rien de tel que des truffes, un potage de céleri et un chocolat : « J’en ai pris avant-hier pour digérer mon dîner afin de bien souper, et j’en ai pris hier pour me nourrir, afin de jeûner jusqu’à ce soir. Il m’a fait tous les effets que je voulais ; voilà de quoi je le trouve plaisant, c’est qu’il agit selon l’intention ».

Au XIXe siècle, le gastronome Brillat-Savarin fait observer que « les personnes qui font usage du chocolat sont celles qui jouissent d’une santé plus constamment égale et qui sont le moins sujettes à la foule de petits maux qui nuisent au bonheur de la vie. »

 

Hélas, Pierre MORIN ne semble pas avoir réussi à faire fortune avec le chocolat ! En 1790,  bien que demeurant toujours à la même adresse, il n’est plus que « Journalier »…

 

6 générations et plus de 2 siècles le séparent de notre mère Denise JULIEN dont elle est la descendante et pourtant, le croirez-vous, elle lui ressemble !… Elle ne résiste pas au chocolat !

 

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