Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/01/2009

Bienvenue dans la grande famille des généalogistes amateurs !

Les premiers jours de l’année sont souvent propices à la mise en œuvre de projets maintes fois repoussés, faute de temps ou de motivation.
Mais voilà, aujourd'hui, vous sentez que c’est le moment, que c’est décidé : vous vous lancez dans la généalogie !
Mais au fait, c’est quoi la généalogie ? Une science ! Et oui, une science au sens propre du terme, c’est-à-dire une discipline qui possède une méthode et un but déterminés, au service de la connaissance de l’homme, une science humaine de la recherche de l’origine et de la filiation des familles.
Mais c’est aussi une aventure extraordinaire, à la fois voyage dans le temps et enquête policière !
Car construire sa généalogie en se contentant seulement d’aligner des noms et des dates serait bien entendu extrêmement réducteur ! La généalogie est bien plus que cela : elle nourrit l’histoire et se nourrit de l’histoire. La grande, bien sûr, mais aussi l’histoire locale, l’histoire sociale et l’histoire économique pour penser, imaginer, reconstruire le quotidien de ceux qui nous ont précédés. Mais la généalogie fait aussi appel à d'autres sciences comme l’anthroponymie, l’ethnologie, la biologie, la psychologie, la paléontologie, la sociologie, la démographie… et  bien sûr la philosophie ! Car, la démarche de réaliser une recherche généalogique est en en soi une quête identitaire. Au départ, il y a toujours les deux mêmes questions : d’où je viens et qui je suis ?
Généalogie descendante ou généalogie ascendante ? Au XIXème siècle, on faisait une généalogie descendante, on partait du premier ancêtre connu, on cherchait tous les enfants, tous les frères et sœurs et cela à chaque génération. C’était la seule façon de connaître les parentés contemporaines jusqu’aux cousinages plus ou moins étendus.
Mais cette méthode a montré rapidement ses limites : on cousine avec des familles qui ne sont plus vraiment cousins et qui n’ont plus dans leurs veines beaucoup de sang de nos ancêtres.
La méthode actuelle est inverse. Avec la généalogie ascendante, on part de soi (ou du contemporain connu) et l’on remonte en tentant de réunir, pour chaque individu de chaque génération, les renseignements sur sa naissance, son mariage et son décès. On obtient ainsi ses véritables ancêtres, ceux dont on a le sang.
Si cette méthode ne permet pas d’avoir les frères et sœurs à chaque génération et de connaître les parentés contemporaines, elle a l’avantage de donner en clair tous les ancêtres réels. Ensuite, rien n’empêche de faire plusieurs arbres et de les relier entre-eux par des « ponts ».
L’art est-il difficile ? Remonter la chaîne de ses ancêtres directs, maillon par maillon, découvrir pour chacun d’eux son identité (nom, prénom, profession, lieu de résidence), sa filiation, c’est-à-dire l’identité de ses géniteurs, « éplucher » pour cela les trois actes d’état civil classiques que sont les naissances, les mariages et les décès, est à la portée de tous dès lors qu’on raisonne logiquement et qu’on fait preuve d’humilité, de rigueur voire de minutie, d’exigence, de patience, de persévérance et d’esprit critique. Mais la généalogie n’est tout de même pas « un long fleuve tranquille » ! La route est vite semée d’embûches : la période révolutionnaire, l’une des plus difficile à franchir, le déchiffrage des registres paroissiaux, les variations orthographiques des noms patronymiques, les secrets de la paléographie, les blocages de toute nature.., et la liste est loin d’être exhaustive !
Je suis modestement une self-made-woman de la généalogie, formée très jeune sur le terrain, dans un service Etat Civil d’une grande ville où je fis mes premières armes de fonctionnaire ! J’y ai appris les règles de base en la matière et quelques « trucs et astuces » qui me sont des plus utiles aujourd’hui... Mais si je reste persuadée que toute personne, curieuse, suffisamment motivée par sa recherche, possédant des bases très élémentaires d’histoire peut facilement se débrouiller et monter son arbre généalogique, je suis convaincue qu’elle gagnera du temps et de l’aisance en s’inspirant d’un des nombreux guides pratiques ou manuels pour amateurs qui fleurissent chez les libraires ou en visitant les sites spécialisés qui sont gratuitement mis en ligne sur internet. Enfin, même si je déplore pour certaines d'entre-elles un manque de communication et d’ouverture, adhérer à une association généalogique me parait nécessaire, ne serait-ce que pour les échanges qu’elle favorise.evolution-20thoueille[1].jpg
Je ne puis conclure mon propos sans rendre hommage à ce formidable outil de liaison qu’est Internet. La mise en ligne progressive des collections des archives départementales, la création de sites dédiés à la généalogie comme Généanet ou Généalogie.com, les milliers d’arbres des particuliers qu’ils diffusent, … sont, pour les amateurs que nous sommes, de véritables trésors ! Cependant, à mes yeux, le cadeau le  plus précieux qu'Internet nous offre est certainement le contact avec ces cousins d’ici et d’ailleurs, croisés sur la toile au fil de ses recherches, avec lesquels on échange et  partage sa passion de la Généalogie !
L'aventure vous tente ? Alors, bienvenue dans la grande famille des généalogistes amateurs !




Les commentaires sont fermés.