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09/11/2008

Ils voyageaient la France... suite

La revue « Itinéraires de Normandie » vient de publier, dans son numéro de septembre 2008, un article des plus intéressants et très bien illustré intitulé « La Normandie au bon vieux temps des carrosses et diligences. »

 

DILIGENCE 2.JPG

 

 

Avec notamment, cette reproduction d’une des diligences qui assuraient la liaison entre Rouen et Le Havre jusqu’en 1847, année de l’inauguration de la voie ferrée qui reliait alors les deux villes normandes à la capitale.

On y apprend que « à cette époque, pour effectuer les 160 km qui séparent Rouen du Havre par la rive droite de la Seine, il ne fallait que 2 jours avec une diligence et moins de 6 heures par le chemin de fer d’alors. »

Une vitesse toutefois très relative…

En effet, « jusqu’au XVIIe siècle, il faut savoir que les voitures n’étaient pas suspendues, ce qui interdisait pratiquement d’autre allure que celle du pas. Le bœuf était alors préféré au cheval pour la traction de lourdes voitures comme les chariots qui pouvaient transporter une charge de 2 500 kg.

L’apparition des voitures suspendues allait permettre d’augmenter les allures (trot soutenu) et donc la vitesse de déplacement. C’est alors que le cheval d’attelage prit le pas sur le bœuf. Ainsi, les voitures de transport public pouvaient parcourir de 30 à 40 km par jour, c’est-à-dire la distance d’étape moyenne d’un cavalier monté. Elles marchaient alors à la « journée réglée », c’est-à-dire qu’elles arrivaient le soir à l’étape pour ne repartir que le lendemain, les chevaux étant reposés. La vitesse était alors d’environ 4 km/heure.

Outre les Messageries Royales, il existait un service de transport plus rapide : c’était la Poste aux lettres. Les convoyeurs de malle changeaient de chevaux à tous les relais, soit tous les 15 à 20 km et pouvaient ainsi rouler de jour et de nuit. Ces relais appartenaient à un autre service officiel, celui de la Poste aux Chevaux. Mais comme il fallait bien que le postillon dorme et que les passagers se restaurent, l’amplitude de déplacement journalière était de l’ordre de 80 à 100 km suivant le relief, la saison et le poids de la voiture. La vitesse moyenne était d’environ 6 km/heure.

En 1775, Turgot décida la réorganisation des Messageries Royales. Il réunit toutes les entreprises particulières pour former, sous la direction de l’Etat, une régie générale des messageries (une nationalisation en quelque sorte).

 Turgot.jpg

 

En même temps, il fit établir de nouvelles voitures qu’on appela les « Turgotines ». Ces véhicules attelés aux chevaux de la Poste, que l’on changeait aux relais, marchaient à environ 8 km/heure.

C’était la vitesse moyenne des diligences sur bonne route. Comme les arrêts étaient fréquents pour changer les chevaux, laisser le postillon et les voyageurs se reposer, graisser les essieux, etc…, la distance parcourue n’excédait pas les 100/120 km par 24 heures. »

 

 Rien ne sert de courir; il faut partir à point !

16:36 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

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