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23/09/2008

Gilles DAMAMME, Maréchal-ferrant

LE MARECHAL FERRANT.JPG

Notre arrière grand-père, Gilles DAMAMME, (sosa 10), était Maréchal-ferrant à Arques-la-Bataille. Son atelier devait ressembler à ce dessin de J. Staubs datant de 1912.

 

Né à Martigny, près de Dieppe, le 3 septembre 1834, il est le troisième et dernier enfant d’une famille de cultivateurs. Exempté du service militaire, il épouse à  28 ans,  le 13 janvier 1863 à Neuville, une jeune demoiselle âgée de tout juste 20 ans, la fille de ses patrons,  Ludivine SANNIER.

Il fait ce qu'on appelle "un beau mariage" ! Le père de la belle, Alexandre SANNIER est Maître Maréchal-ferrant à Neuville. Gilles est son ouvrier. Aînée de la famille, elle porte le prénom de sa mère et est l’unique fille de la famille. En effet, sur les 5 enfants du couple, trois décèderont en bas âge. Seuls deux enfants survivront : Ludivine et son jeune frère Alexandre. 

En cette fin d’année 1862, année où Victor Hugo publie ses Misérables,  alors que Napoléon III règne sur les français depuis déjà plus de 10 ans,  Ludivine est enceinte. Il faut réparer : le mariage est donc décidé. Les parents vont doter généreusement leur fille. Le contrat de mariage dressé le 4 novembre 1862 devant Me LANEL, Notaire à Dieppe, stipule que le futur époux apporte dans la corbeille du mariage « son linge et ses effets d’une valeur de 250 francs », alors que la fiancée la remplit d’un trousseau conséquent, de divers meubles (lit, commode, armoire, etc…) et d’une somme de 410 francs, le tout pour une valeur totale de 1500 francs ! (A cette époque, le salaire moyen journalier d’un ouvrier est d'1,75 franc en rétribution de 12 à 14 heures de travail). Leur fils, Jules, naîtra le 1er mai 1863 à Arques-la-Bataille. Notre grand-mère, Alexandrine, sera la dernière de cette fratrie de 7 enfants et viendra au monde la 22 mai 1881.

Toute sa vie, Gilles exercera son métier de Maréchal-ferrant - Forgeron dans ce si joli village d'Arques-la-Bataille où ils décèderont tous deux âgés de 71 ans, lui  en 1905, et elle, 8 ans plus tard, en 1913.

Le mot « maréchal » vient du francique* « marhskalk » : « le domestique qui soigne les chevaux ». A une époque où la traction est seulement animale, le ferrage des animaux est primordial : il permet de protéger le sabot de la bête, mais aussi d’augmenter sa force motrice en lui apportant une meilleure adhérence au sol. Installé en campagne, il possède une forge et répond ainsi à tous les besoins des agriculteurs et des villageois : fabrique d’outils (serpes, faux, haches, socs, houes…) mais aussi d’ustensiles de la maison (tisonniers, crémaillères, broches…) Après la Seconde-Guerre mondiale, avec la diminution des exploitations agricoles, la mécanisation entraînant la disparition des chevaux de labour et l’évolution des moyens de transport, les Maréchaux-ferrants vont un à un  éteindrent leurs feux et se reconvertir.

 

* langue des Francs ou des régions peuplées par les Francs.

Commentaires

Super conseil, cet article est parfait pour les novices comme moi. Bonne continuation et longue vie à votre blog !

Écrit par : isolation | 12/04/2010

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